Création à l’Assemblée Nationale d’une mission d’information sur le marché de l’art

Il s’agit d’une très bonne nouvelle et nous nous félicitons que l’Assemblée Nationale se préoccupe de l’évolution du Marché de l’Art en France. En 2013 et 2014 nous avions interpellé les députés du risque de taxation des œuvres d’art à l’ISF.

Mercredi 27 janvier 2016 après-midi, la mission d’information sur le marché de l’art a tenu sa réunion constitutive à l’Assemblée Nationale.

La mission est présidée par Michel Herbillon, elle a pour rapporteure Sophie Dessus.

La mission part du constat du déclin de la place de Paris face aux maisons de vente aux enchères anglo-saxonnes et asiatiques et de la situation préoccupante du marché de l’art contemporain français, très en retrait par rapport aux marchés américains, britanniques et chinois.

Elle relève également l’impact sur les conditions de production et de vente des œuvres d’art de la forte augmentation du nombre de musées dans les zones Asie-Pacifique, Amérique latine, ainsi qu’au Proche et au Moyen-Orient.

Le développement de pratiques spéculatives, que traduit l’augmentation exponentielle du prix de certaines œuvres, l’amène à s’interroger sur la transparence du marché de l’art et le lien possible avec des pratiques de blanchiment de capitaux. Les problématiques fiscales et juridiques, tant nationales qu’internationales, sont majeures.

Pour traiter ces différentes questions, la mission organisera une importante série d’auditions, afin d’entendre les différents acteurs du secteur : institutionnels, professionnels, experts ou autres. Des déplacements pourraient être organisés.

Elle envisage de rendre ses conclusions à la fin du mois de juin 2016.

Composition de la mission d’information.

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« Création et marché de l’Art » Terra Nova publie un rapport sur le marché de l’art

Sous le titre « Création et marché de l’art: Comment renouveler l’attractivité de la France ?, le Think thank Terra nova a publié un rapport très intéressant sur l’évolution du marché de l’art en France.

Le rapport rédigé par Nicole Ferry-Maccario, Abigaïl Aron, Jade Bouchemit, Anne Bourgois, Jean-Baptiste Costa de Beauregard, Constance Lombard, Paul Nyzam précise en préambule :

 » La France ne s’inscrit pas dans la croissance du marché de l’art mondial et subit un moindre rayonnement de ses créateurs à l’échelle internationale. Pour répondre à cette situation, cette étude de Terra Nova envisage de stimuler la création française en lui permettant de rayonner davantage sur le plan international et de s’efforcer de faciliter et dynamiser les acquisitions en France. »

Ce rapport ouvre des pistes de réflexions inédites comme l’utilisation d’Internet comme outil de diffusion de l’art Français. Il aborde également la question de la multiplicité de la création artistique.

 

Après son exposition à Versailles la côte de Kapoor poursuit sa descente aux enfers !

Après son exposition à Versailles la côte de Kapoor poursuit sa descente aux enfers !/ The market value of Kapoor’s works has descended into hell after his exhibition in the Castle of Versailles

Article de Fabien BOUGLE, Consultant en gestion de patrimoines artistiques paru sur le site Economiematin.com

L’exposition Kapoor qui se tenait dans le jardin de Versailles s’est terminée début novembre.

L’évènement marquant de 2015 qui avait suscité un retentissement mondial en raison des multiples provocations de l’artiste a été pour lui un véritable fiasco tant en terme de notoriété qu’en terme de communication.

Lors des grands débats suscités par cette exposition dans le parc du château de Versailles certains commentateurs néophytes très éloignés de la compréhension et de la pratique du marché de l’art ont pu déclarer que le scandale autour de Kapoor allait faire monter sa côte et constituer un véritable jackpot.

Il était donc intéressant d’analyser le marché des ventes aux enchères des œuvres d’Anish Kapoor depuis le début de l’exposition début juin jusqu’à la fin de l’année 2015. Cette période qui comprend l’intégralité de l’exposition allait nous permettre de répondre à la question : Y a-t-il eu ou non une dynamique du marché de l’artiste consécutive à la polémique de Versailles ?

Pour se faire, nous avons procédé à l’étude de l’exhaustivité des résultats des ventes aux enchères des œuvres de Kapoor proposées dans le monde entre le 1er juin 2015 et le 31 décembre 2015 diffusés par la société Artprice.com.

Tous secteurs confondus (estampes, sculptures, peintures, dessins et aquarelles) il a été proposé aux enchères dans cette période 50 réalisations d’Anish Kapoor. L’œuvre la moins chère est une estampe « for Glyndebourne » estimée 600 à 800 £ adjugée 700 £ chez Bonham’s en septembre à Londres et la plus chère une sculpture intitulée « Blood Mirror » estimée de 1 à 1,5 millions de dollars et adjugée l’estimation basse chez Philip’s en novembre à New-York.

Sur ces 50 œuvres proposées à la vente 17 ont été invendues soit un taux d’invendus de 34% en lot. Dans le segment des estampes, le taux d’invendu est même de 56 % avec 10 invendues sur 18.

Il faut également noter le nombre très élevées (38%) de réalisations de Kapoor vendues à un prix inférieur ou égal à l’estimation basse. Ce chiffre signifie qu’un nombre important de vendeurs ont dû baisser le prix de réserve en raison du très faible nombre d’enchérisseurs.

Les invendus et les œuvres vendues à un prix inférieur ou égal à l’estimation basse représentent donc en tout 72% du marché d’Anish Kapoor au deuxième semestre 2015. Pour les professionnels du marché de l’art c’est un signal fort de la désaffection de l’artiste dans le marché de l’art signifiant qu’il y a très peu d’acquéreurs potentiels.

On notera que seules 10% des œuvres se sont vendues au-dessus de l’estimation haute ce qui signifie qu’il y a eu très peu de batailles d’enchères suscitant des prix élevés. Et encore c’est dans le secteur des lithographies, peintures et des dessins que l’on retrouve ces prix supérieurs ce qui est un secteur très faible en terme de valorisation (les 5 œuvres vendues au-dessus de l’estimation haute représente un montant cumulé d’adjudication de seulement 212.000 euros).

En revanche, c’est dans le segment des sculptures secteur le plus important en terme d’œuvres (19 œuvres proposées à la vente) et de valeur qu’aucune ne s’est vendue au-dessus de l’estimation haute. Dans ce créneau 15 œuvres sur 19 ont été invendues ou vendues à un prix inférieur ou égal à l’estimation basse soit 79%. Seulement 4 sculptures se sont vendues dans l’estimation.

Pire c’est dans ce segment de marché qu’il y a eu deux invendus importants. En effet, une sculpture estimées de 800.000 à 1,2 millions de dollars a été invendue le 8 novembre 2015 chez Philips à New-York ainsi qu’une sculpture estimée de 400 à 600.000 dollars restée invendue chez Christie’s à Shangai le 24 octobre 2015 soit à la fin de l’exposition de Versailles.

Le marché d’Anish Kapoor est donc très loin d’avoir profité de l’effet polémique généré par son exposition à Versailles. C’est même le contraire, l’artiste continuant inlassablement sa descente aux enfers ! Ces chiffres ont été confortés lors de rencontres à New-York avec d’autres professionnels du secteur de l’art contemporain qui nous ont confirmé le désintérêt du marché pour l’artiste dont les œuvres sont considérées aujourd’hui comme démodées et largement désuètes.

Dans son rapport d’activité du marché de l’art contemporain de 2015, la société Artprice.com avait déjà souligné la santé chancelante du marché de Kapoor depuis 2010 (Le marché de l’art contemporain 2015, Artprice.com pages 33 et suivantes). En effet depuis cette date, la côte des œuvres d’art de Kapoor subit une baisse notable. Son exposition à Versailles n’a en rien endigué la baisse inlassable de la valeur de ses œuvres.

Ces chiffres montrent qu’il est incontestable que le marché des œuvres de Anish Kapoor est en perte de vitesse sur le marché de l’art international et que les amateurs d’art ne sont pas prêts à suivre les élucubrations de l’artiste qu’il a manifestées en France. Avec le titre de son œuvre « Vagin de la Reine » et sa volonté de maintenir les tags antisémites en l’état, l’artiste s’est définitivement coupé d’acteurs incontournables et très influents du marché de l’art.

Il y a peu de chance que son marché rebondisse à plus ou moins long terme et l’investisseur doit savoir que se positionner aujourd’hui sur Kapoor constitue un investissement à fond perdu.

Nombre d’œuvres d’Anish Kapoor proposées aux enchères par catégorie et par résultat du 1er juin 2015 au 31 décembre 2015.

CATEGORIE Invendues ≤ Estimation basse Dans l’estimation ≥ Estimation haute total
PEINTURES 1 0 1 2 4
AQUARELLES 3 1 2 2 8
SCULPTURES 3 12 4 0 19
ESTAMPES 10 6 2 1 19
TOTAL 17 19 9 5 50

© Tableau réalisé par Saint Eloy Art Wealth Management

The market value of Kapoor’s works has descended into hell after his exhibition in the Castle of Versailles

The Kapoor exhibition which was held in the gardens of Versailles castle ended in early November. This 2015 milestone for contemporary art sparked a global thunder due to the artist’s provocations and was a fiasco for him, in terms of reputation and in terms of communication.

Within the multidimensional controversy triggered by the presence of works by Kapoor in Versailles, some neophyte commentators, very far from understanding and practicing the art market, declared that the scandal surrounding Kapoor would raise its value and bring him a jackpot. It is therefore interesting to analyze real data brought by market auctions of works by Anish Kapoor, from the beginning of the exhibition opening in June until the end of 2015. This period includes the entire exhibition and will allow us to answer to the question: what kind of effect does the controversy of Versailles have on the artist market value?

In order to do this, we collected and analyzed all auction results for Kapoor’s works having occurred worldwide between June, 1st 2015 and December, 31st 2015, data issued by Artprice.com.

In this period 50 works of Anish Kapoor were sold, including prints, sculptures, paintings, drawings and watercolors. The cheapest work is a stamp « for Glyndebourne » estimated 600-800 pounds fetched 700 pounds at Bonham’s in London in September. The most expensive work, a sculpture entitled « Blood Mirror » estimated 1 to 1.5 million dollars and auctioned the low estimate at Philip’s in November in New York.

Of these 50 works, 17 remained unsold which makes an unsold rate of 34%. Concerning prints, the unsold rate rises to 53% with 10 pieces unsold, out of 19. Note also the very high rate (38%) of Kapoor’s works sold at a price lower or equal to the lower estimate. This figure means that a significant number of sellers had to lower their reservation price due to the very low number of bidders. Therefore, the set of Kapoor’s works either unsold or sold at a price lower or equal to the lower estimate represents a total of 72% of all sales concerning this artist in the second half of 2015. Art market dealers see that as a strong sign meaning disaffection for the artist in the art market and a strong decrease in the number of potential buyers.

Note that only 10% of works were sold above the high estimate which means that there has been very little auction battles making the raise of prices possible. With lithographs, paintings and drawings, we get the highest prices, but they correspond to a very small market segment and make limited figures in terms of valuation (5 works sold above the highest estimate represent a cumulated amount auctioned of only 212.000 euros).

However, with sculptures, the largest segment in terms of works (19 works proposed for sale) the result is far from being satisfactory. No piece of work has been sold above the highest estimate. 15 works out of 19 remained unsold or were sold at a price, lower or equal to lowest estimates. This, making a 79% ratio. Only four sculptures were sold within the estimates. Worse, in this segment of the market two significant pieces were unsold. One of them, estimated 800,000 to 1.2 million dollars was unsold, on November 8, 2015, at Philips in New York. Another sculpture estimated 400,000 to 600,000 dollars remained unsold at Christie’s in Shanghai on October 24, 2015, a date corresponding to the end of the exhibition of Versailles.

Therefore, on the art market, Kapoor is very far from having benefited from the controversial effect generated by its exhibition in Versailles. It is even the contrary. The artist tirelessly is continuing his descent into hell! This analysis based on data was confirmed during discussion of the Author in New York with other professionals specialized in the contemporary art sector. They confirmed the disinterest of the market for the artist whose works are now considered outdated and obsolete.

In Artprice.com 2015 annual report concerning the contemporary art market, the authors stressed on the falling value of Kapoor since 2010 (pages 33 and following). Since that date, the value of Kapoor underwent a notable decline. His exhibition at Versailles castle did nothing to stem the relentless downward spiral in the value of his works.

These figures illustrate the fact that Anish Kapoor is losing ground on the international art market. Art lovers are not willing to agree with the rantings of the artist, as shown in France. With the title of his work « Queen’s Vagina » and its desire to maintain anti-Semitic tags in the state on his masterpiece, the artist has definitely cut himself from key players and very influential players in the art market.

There is little chance for a rebound effect. Investors are now confronted to the fact that buying “Kapoor” today could mean an investment bloodletting in the end.

Signature du livre Investir dans l’Art à la librairie Artcurial le 23 novembre 2015

artcurial

Francis Briest, François Tajan, co-présidents Fabien Naudan, vice-président Géraldine Martin, directrice de la Librairie d’Art vous convient au lancement exceptionnel du livre Investir dans l’Art

Conférence – signature autour de l’ouvrage de Fabien Bouglé

Lundi 23 novembre 2015 de 19h à 21h

Librairie Artcurial – 7, Rond-Point des Champs-Elysées – 75008 Paris

R.S.V.P. : Géraldine Martin  +33 1 42 99 16 19

Fabien Bouglé à New-York pour les ventes impressionnistes et modernes

Nous étions la première semaine de novembre présent à New-York pour la saison des ventes impressionnistes et modernes de New-York pour accompagner un client dans le cadre de la vente aux enchères de ses œuvres. Cette année ces ventes avaient un caractère exceptionnel puisque Sotheby’s présentait aux enchères la collection Taubman ancien dirigent de la maison de vente. En deux jours c’est plus de 377 millions de dollars qui se sont échangés.

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A l’issue de ces ventes nous retiendrons trois grandes tendances du marché de l’art international :

  • La financiarisation du marché de l’art avec la multiplication des prix garantis connaît ses limites. La collection Taubman qui était garantie s’est vendue avec beaucoup de mollesse. Les acheteurs ont refusé de surpayer des œuvres dont les estimations étaient trop élevées. Conséquence : beaucoup d’œuvres se sont vendues sous l’estimation basse.
  • La grande sélectivité du marché qui refuse les estimations trop élevées. Le marché de l’art a connu ces dernières années un grand développement. Les acheteurs refusent aujourd’hui de payer trop cher et s’écartent des œuvres aux estimations trop poussées.
  • Le changement de goût mondial est incontestable. Nous l’avions déjà noté dans un article du Monde il y a deux ans. Désormais, il est possible de noter un désintérêt notable pour les œuvres un peu datées du 19ème et un attrait incroyable pour les œuvres modernes ou contemporaines. Nous considérons qu’il ne s’agit pas là d’un phénomène passager ou d’un effet de mode. Il s’agit bien d’un mouvement en profondeur.

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Sortie de la nouvelle édition du guide « Investir dans l’Art » de Fabien BOUGLE

Investir dans l’art est le guide indispensable pour tous ceux qui cherchent des réponses claires et précises à toutes les questions qui se posent dans le marché de l’art.

Il s’adresse aux amateurs d’art, à ceux qui veulent investir dans l’art, aux propriétaires d’objets d’art qui souhaitent vendre, aux étudiants du monde de l’art, bref à tous ceux qui s’intéressent de près ou de loin au marché de l’art.

Comment acheter ou vendre des œuvres d’art ? Où acheter, où vendre ? Aux enchères ou de gré à gré ? Quels sont les acteurs du marché de l’art ? Quelle est la fiscalité des œuvres d’art ? Quelles sont les grandes tendances internationales du marché ? Authenticité, assurance, import-export : comment s’organiser ? Quelles sont les précautions à prendre ? Quelle est la place d’internet ? Comment fixer le prix d’une oeuvre d’art ? Existe-t-il une rentabilité des œuvres d’art ? Comment discerner les enjeux dans un marché de l’art en pleine mutation ? etc.

investir dans l'art

L’Aphrodite : un œuvre inédite de Rodin chez Christie’s à Londres

Le musée Rodin met en vente une œuvre inédite d’Auguste Rodin intitulée « L’Aphrodite ». Cette sculpture estimée entre 600 et 800.000 £ (1er tirage sur 8) sera proposée lors de la evening sale Art Impressionniste et Moderne  le 23 juin à Londres chez Christie’s.

L'Aphrodite - Auguste Rodin - £600.000-800.000

L’oeuvre l’Aphrodite a un passé peu commun et quelque peu rocambolesque. Son histoire commence en 1913 lorsque la femme de Jean Richepin, Cora Laparcerie, actrice et directrice du théâtre de la Renaissance, travaille à la réalisation de son nouveau spectacle, Aphrodite, d’après le roman de Pierre Louÿs et adapté pour le théâtre par Pierre Frondaie. Cora Laparcerie a l’idée de demander à Auguste Rodin qu’il réalise une effigie de la déesse pour le décor de sa pièce. Elle souhaite « que, dans une pièce où la statue de l’Amour jouait le rôle principal, cette statue fût exécutée par le plus grand sculpteur de ce temps […] ». Rodin se laisse convaincre, se contentant de faire agrandir, en deux fois, par Lebossé, une étude plus ancienne dont Grappe écrit qu’elle avait été réalisée pour La Porte de l’Enfer. Cora Laparcerie est enchantée du résultat : « Grâce à vous, à votre générosité, les spectateurs d’Aphrodite auront quelques minutes de beauté et vous en serez, j’en suis sûre, récompensé, car la foule est simple mais comprend instinctivement les belles choses. ».

Lorsque le rideau se lève lors de l’avant-première du 10 mars 1914, les spectateurs découvrent la statue voilée et enguirlandée de roses devant un temple de marbre noir. La presse commente longuement la participation de Rodin, jouant sur les termes de « vernissage » et d’« avant- première », et couvre d’éloges l’initiative prise par le théâtre de la Renaissance. Quelques journalistes déplorent de voir « notre plus grande gloire entraînée par les exigences de la mise en scène moderne, à être, pour ainsi dire, un accessoiriste de théâtre ». « N’importe quel moulage d’un antique de nos musées eût produit un effet analogue », déclare Arsène Alexandre. C’est injuste car si le modelé sensible du nu dans sa taille originale est considérablement simplifié dans la grande version aux dimensions quadruplées, c’est que le Rodin des dernières années privilégie les grands plans et les volumes forts au détriment des détails. Ceux-ci auraient été bien inutiles d’ailleurs, la statue étant faite pour être vue de loin. Le plâtre reste au moins jusqu’en 1933 au théâtre de la Renaissance.

C’est seulement en 2014, l’occasion de recherches sur les moules compris dans la donation que Rodin fit à l’état français, que le musée a retrouvé le moule complet de la figure présentée par Rodin en 1914. Cent ans plus tard, cette découverte a enfin rendu possible la divulgation de ce grand sujet en bronze de 2,15m. de hauteur, la dernière oeuvre d’une telle taille qu’ait réalisé l’artiste avant sa mort.

Plus d’information sur cette œuvre : fabienbougle@sainteloy.com