Il semblerait que les grands maitres de la seconde moitié du XIXème siècle aient la côte. Après les récentes expositions consacrées à Claude MONET en 2010 et à Edouard MANET en 2011, c’est désormais au tour d’Edgard DEGAS (1834-1917) de briller sur la scène parisienne.

Le Musée d’Orsay  en collaboration avec le Museum of Fine Arts de Boston présente, du 13 mars 2012 au 1er juillet 2012, la plus grande monographie de l’artiste depuis la rétrospective présentée aux galeries nationales du Grand Palais en 1988.

Si l’artiste est connu et reconnu pour ses danseuses, ses scènes de genre ou encore ses courses hippiques, il l’est un peu moins pour ses nus et notamment ses nus féminins.

C’est sur ce motif, tout aussi important dans la carrière de DEGAS, qu’a souhaité se concentrer le Musée d’Orsay. Ces nus sont le résultat de plus de 50 ans d’activité artistique. Ils témoignent des évolutions plastiques, techniques et esthétiques que l’artiste connaitra durant sa carrière et qui lui valurent l’admiration de peintres avant-gardistes  tels que BONNARD, MATISSE ou PICASSO.

L’exposition, qui met également en avant des œuvres d’autres artistes ayant influencés sa production et nourris sa réflexion, est construite autour d’un parcours chronologique divisé en sept sections. Chacune d’entre elle s’attardant à mettre en avant les ruptures mais aussi les continuités perceptibles tout au long de la carrière de DEGAS.

Cette exposition explore toutes les techniques chères à l’artiste, allant aussi bien du fusain au pastel que de la peinture à la sculpture. On regrettera pourtant le nombre très faible d’huiles sur toile représentant ces nus.

Des prêts exceptionnels, provenant des plus grandes collections publiques et privées du monde, enrichis d’œuvres du Musée d’Orsay rarement montrées en raison de leur sensibilité à la lumière, en font une exposition de qualité sur un des artistes ayant réussi le pari fou de relier l’académisme du XIXème siècle aux avant-gardes du début du XXème siècle.

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