Le Président Macron doit oser la renaissance d’un patriotisme culturel

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Tribune de Fabien BOUGLE le 15 mai 2017 dans Economiematin

Jean Michel Apathie en suggérant fin 2016 de raser le château de Versailles a remis en lumière inconsciemment les enjeux de la guerre mondiale culturelle. L’élection d’Emmanuel Macron comme Président de la République permet dès lors d’envisager une véritable renaissance du patriotisme culturel contribuant ainsi à forger l’image souhaitée d’un homme d’état rassembleur des Français.

En effet, depuis le rapport Art and National Gouvernement, remis par August Heckscher en 1963 au Président Kennedy, une véritable guerre culturelle fait rage. De guerre froide, elle est devenue progressivement mondiale, les États-Unis imposant à tout prix leur domination dans tous les secteurs : médias, marché de l’art, musique, cinéma…

Alors que cette même année 1963, le général de Gaulle prêtait la Joconde à la National Gallery, démonstration de la suprématie artistique mondiale de la France, en 2008 Jeff Koons entérinait, avec son Balloon dog – œuvre qualifiée par l’artiste de « cheval de Troie » –, le triomphe de la culture américaine dans le lieu emblématique de l’art européen, le château de Versailles. Le déclin de la France devait être confirmé par son effondrement sur le marché de l’art, au point de ne plus représenter aujourd’hui que 5 % des enchères dans le monde.

La France, restée pourtant le conservatoire mondial de l’art, avec un record d’œuvres et de musées sur son territoire, a progressivement perdu son aura sur la place internationale. Alors que les États-Unis, la Chine ou la Russie développaient un véritable patriotisme culturel, s’imposant comme des acteurs prépondérants de la création artistique mondiale, l’abandon par l’élite française de toute politique culturelle digne de ce nom a favorisé un universalisme mondialiste peu propice à l’émergence internationale des créateurs de France.

Parce qu’il est vital que la France redevienne aux yeux du monde de l’art un phare au rayonnement international, il faut rapidement nous atteler à faire renaître un vrai patriotisme culturel dans notre pays. « La création artistique est libre », dit l’article 1 de la loi Création et Patrimoine : et bien libérons la création ! Une nouvelle politique doit impérativement passer par la libération des énergies créatrices et par la valorisation de nos vrais artistes, de nos artisans de l’excellence, de nos créateurs de talent, qui sont l’âme culturelle et intellectuelle du pays.

Il nous faut les aimer et les faire connaître massivement en France et dans le monde, par une politique ambitieuse de soutien à la création établie notamment grâce à l’intervention des particuliers et des entreprises à la place de l’État, cet État qui n’a pas le monopole du goût ni de l’intérêt général et qui doit cesser de favoriser un art conceptuel officiel et totalitaire qui occulte l’art véritable, libre et innovant.

La politique artistique basée sur les FRAC et le FNAC, qui font de l’État français le seul soutien d’une certaine « création » contemporaine, doit être fortement atténuée. Les économies ainsi faites financeront la présence de nos artistes dans les grandes expositions et les foires internationales. De même nos châteaux historiques doivent désormais servir à la mise en valeur des artistes de France et n’accueillir d’artistes étrangers qu’en cas de stricte réciprocité.

Ce patriotisme culturel devra être mis en œuvre par un nouveau ministère des Affaires culturelles, du Mécénat et du Patrimoine, dont l’action sera fondée sur la liberté créatrice, la diversité et l’innovation. Comme cela a été suggéré par la mission d’information sur le marché de l’art de l’Assemblée Nationale (dont le rapport a été adopté le 15 novembre 2016), de nouveaux mécanismes fiscaux incitatifs contribueront au développement des initiatives individuelles au profit de la création et du mécénat. Des mécanismes juridiques novateurs assureront la préservation et la sauvegarde de notre patrimoine artistique, architectural et paysager, permettant une amélioration de notre cadre de vie et une revalorisation par exemple de nos entrées de ville.

Cette politique devra restaurer le rayonnement dans le monde de notre culture et de la francophonie en lien étroit avec les ministères des Affaires étrangères et de la Défense dans le cadre d’une cellule d’action culturelle interministérielle. Cela contribuera en outre, à l’échelon national, dans une visée civilisatrice, à une meilleure assimilation des populations immigrées par l’apprentissage et l’appropriation de notre culture judéo-chrétienne imprégnée de la civilisation gréco-latine, et permettra à tous les citoyens, éclairés par la puissance de notre art, de retrouver l’amour de notre pays, de son histoire et de sa culture, et la fierté d’être français.

http://www.economiematin.fr/news-le-president-macron-doit-oser-la-renaissance-d-un-patriotisme-culturel

Fabien BOUGLÉ à l’Assemblée Générale de la Maison des Artistes

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Fabien Bouglé (Saint-Eloy Art Wealth Management) présentant à l’AG de la Maison des Artistes les conclusions de la mission d’information relative au marché de l’art de la commission culture de l’Assemblée Nationale. Crédit photo Cécile Brousté

Le 30 novembre 2016 dernier est paru le rapport de la mission d’information relative au marché de l’art mise en place par la Commission Des Affaires Culturelles et de l’Education de l’Assemblée Nationale. Dans le cadre de cette mission d’information, La Maison des Artistes par le biais de son Président, Rémy Aron a été entendu.

La mission d’information a conduit un travail d’auditions et de rencontres afin d’étudier tous les aspects et enjeux d’un secteur rarement abordé par la représentation nationale, alors qu’il joue un rôle clé dans la vitalité de la création des arts visuels et le rayonnement artistique de notre pays.

C’est dans ce cadre que Rémy Aron a, à nouveau, défendu l’ouverture des dispositifs fiscaux favorisant l’acquisition d’œuvres originales d’artistes vivants déclarés à La Maison des Artistes, aux professions libérales (professionnels indépendants) et aux particuliers. Cela permettrait donc d’acheter des œuvres d’art à des artistes « déclarés » et cotisants et favoriserait ainsi l’augmentation des ventes de ces artistes. La subordination de la réduction d’impôt à cette condition inciterait indirectement les autres artistes, même amateurs – qui ont une pratique artistique sans vente donc sans identification professionnelle ou n’ayant pas encore de numéro d’ordre de La Maison des Artistes et numéro de Siret, à cotiser et à adhérer à La Maison des Artistes. Cette subordination valoriserait la professionnalisation des artistes graphistes et plasticiens.

Cette disposition fiscale pourrait contribuer significativement à l’investissement dans les œuvres d’artistes qui créent et cotisent dans notre pays, pour le plus grand bien de la création et de notre marché de l’art contemporain.

C’est dans le cadre de l’Assemblée Générale de La Maison des Artistes du 2 décembre 2016 que Rémy Aron et Fabien Bouglé de la société Saint-Eloy Art Wealth Management, ont présenté les propositions qui ont été retenu par la mission d’information.

Les propositions 5 et 6 ont un intérêt très particulier pour les Artistes de la Maison des Artistes puisqu’il est question de : « augmenter le plafond de la déduction fiscale ouverte aux petites et moyennes entreprises au titre de l’acquisition d’œuvres originales d’artistes vivants » et d’ «étendre aux professionnels indépendants, notamment libéraux, ainsi qu’aux particuliers, les dispositifs fiscaux favorisant l’acquisition d’œuvres originales d’artistes vivants et adhérents à La Maison des Artistes ».

Ces deux propositions seraient un tournant pour le soutien de la création artistique en France en favorisant l’acquisition par des particuliers d’œuvres originales d’Artistes de La Maison des Artistes. L’économie et le marché de l’art en serait revigoré.

Pour en savoir plus, Fabien Bouglé (Saint-Eloy Art Wealth Management) a bien voulu répondre à nos questions afin de comprendre un peu plus la mission d’information, d’expliquer les deux propositions et de présenter les enjeux à venir.

Monsieur Bouglé, Bonjour. La mission d’information sur le marché de l’art de l’Assemblée Nationale vient de publier son rapport, qu’en est-il exactement, pouvez-vous nous éclairer sur cette mission ?

La commission culture de l’Assemblée Nationale a mis en place une mission d’information afin d’envisager les réformes légales qui pourraient être prises pour soutenir la création artistique française et le marché de l’art en France. Cette mission dont le président est Michel Herbillon (Les Républicains) et le rapporteur Stéphane Travert (Parti Socialiste) a auditionné près d’une centaine de professionnels du monde de l’art et de son marché. Rémy Aron, Président de La Maison des Artistes et moi-même avons été auditionnés par cette mission ce qui nous a permis de défendre les intérêts des artistes.

Pour ce qui me concerne, j’ai défendu un certain nombre de réformes fiscales qui pourraient avoir un effet levier majeur pour notre création et notre marché. Notre objectif était bien d’aider à la démocratisation du monde de l’art pour faire en sorte qu’un grand nombre de Français s’intéresse à l’acquisition d’œuvres d’art. Finalement, la mission d’information propose dans son rapport un train de 28 mesures de trois ordres : des mesures fiscales, des réformes réglementaires dans le marché et un soutien financier étatique accru pour les acteurs qui soutiennent la création Française.

En quoi, les mesures proposées peuvent-elles avoir un impact sur l’activité des artistes ?

Avec Rémy Aron nous défendons depuis une dizaine d’années l’idée qu’il faut une mesure de défiscalisation pour les particuliers qui achètent des œuvres d’artistes vivants. Cette mesure existe déjà pour les entreprises mais les seuils d’acquisition étant trop faibles favorisent l’acquisition d’art par les grandes multinationales au détriment des TPE et PME. Nous avons donc défendu l’idée qu’il fallait élargir les possibilités d’acquisition pour les entreprises en augmentant les seuils pour les petites et moyennes entreprises. Nous avons également suggéré d’élargir cette possibilité aux professions libérales qui étaient exclus du dispositif et qui constitue un potentiel de développement important pour les artistes. Enfin, nous avons proposé d’ouvrir cette possibilité d’achat d’art aux particuliers.

Manifestement, la mission a entendu nos suggestions car toutes ses mesures ont été retenues par la mission d’information. C’est donc une très grande satisfaction car si ces mesures sont appliquées dans la loi, un très grand nombre d’artistes en profiteront et les tissus locaux et régionaux de créations artistiques en seront bénéficiaires. Une telle mesure peut avoir un énorme impact sur la créativité de notre pays.

Vous semblez optimistes, quelles sont les prochaines étapes pour parvenir à des telles mesures ?

Il faut désormais que ces préconisations soient inscrites dans la loi. Ce qui est encourageant c’est que la mission était politiquement pluraliste avec des représentants de droite comme de gauche. Par ailleurs, dans leur présentation, tous ont fait part de leur volonté de faire avancer ces propositions. Cela étant, il reste un énorme travail de sensibilisation de nos élus (députés et sénateurs) pour parvenir à transformer l’essai.

A cet égard, les artistes doivent maintenant nous aider en allant directement voir leur député et en leur expliquant, rapport à l’appui l’importance d’une telle mesure. Il faut le faire avec délicatesse mais aussi avec préparation. Je pense que dans les temps qui viendront nous proposerons aux artistes un dossier de présentation des mesures préconisées à l’attention de leurs élus. C’est un travail enthousiasmant et le jeu en vaut vraiment la chandelle pour les artistes.

La Maison des Artistes vous remercie pour le soutien que vous apportez à La Maison des Artistes, et en particulier dans la défense des intérêts des Artistes.

Source : Site de la maison des artistes

http://www.lamaisondesartistes.fr/site/rapport-de-la-mission-d%e2%80%99information-relative-au-marche-de-l%e2%80%99art/

Un dessin de Léonard de Vinci déclaré Trésor National

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Ce dessin exceptionnel de Léonard de Vinci représentant Saint Sébastien (19,3 x 13 cm) a été découvert par le spécialiste Thaddée Prate de la maison de vente Tajan et son expertise a été réalisée sous la direction de l’expert Patrick de Bayser.

C’est Carmen Bambach, conservatrice du département des dessins et estampes du Metropolitan Museum of Art de New York (MET), qui a confirmé son authenticité. Elle avait déjà en 2003 organisé au MET une grande exposition des dessins de Léonard de Vinci.

Interrogée par le Figaro elle a confirmé la rareté de l’œuvre :

«C’est fantastique! Cela fait tellement longtemps que j’entends des gens dire qu’ils ont découvert un Leonard de Vinci. Et là, je peux vous affirmer à 300 % qu’il s’agit d’un vrai! Selon moi, Léonard de Vinci a réalisé ce dessin du martyre de Saint Sébastien entre 1482 et 1485».

L’œuvre a été estimé par les expert pour un montant de 15 millions d’euros. Cette estimation est parfaitement cohérente par rapport au marché de l’artiste et compte tenu de la rareté des dessins mis en vente. La société Artprice.com nous informe qu’en 30 ans c’est seulement 9 dessins qui ont été présentés aux enchères.

Parmi ces œuvres une seule semble être comparable avec cette œuvre. il s’agit d’un dessin représentant un cheval et un cavalier (12 x 8 cm) qui a été vendu par Christie’s en 2001 pour la somme de 13,5 million d’euros frais compris.

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L’œuvre devait être mise en vente en juin mais la commission des Trésors Nationaux a donné un avis défavorable à son exportation le 14 décembre 2016. La Ministre de la Culture a suivi l’avis (consultatif) de la commission et a déclaré l’œuvre le 23 décembre 2016 comme Trésor National (voir arrêté ci-dessous). L’œuvre devient donc inexportable. Il s’ensuit une période de 30 mois pendant laquelle l’Etat peut proposer d’acquérir l’œuvre en question. Pour le détail de la procédure voir le post suivant:

https://fabienbougle.com/2016/06/07/une-oeuvre-attribuee-au-caravage-declaree-tresor-national-quen-est-il-par-fabien-bougle/

Arrêté du 23 décembre 2016 refusant le certificat prévu à l’article L. 111-2 du code du patrimoine

JORF n°0301 du 28 décembre 2016

Par arrêté de la ministre de la culture et de la communication en date du 23 décembre 2016, est refusé le certificat d’exportation demandé pour un Léonard de VINCI, Etude pour un saint Sébastien, pierre noire, plume et encre brune sur papier (recto), Expérience d’optique sur la gradation des ombres et des lumières et Quatre lignes de texte en écriture spéculaire, plume et encre brune sur papier (verso), ce précieux feuillet, qui semble avoir été conservé dans l’atelier du maître et réutilisé postérieurement, représentant un jalon supplémentaire dans la connaissance de l’évolution de la composition parmi la série des saint Sébastien et des expériences scientifiques de Léonard de Vinci et une œuvre à double face, emblématique de deux des domaines d’excellence de ce génie universel.

Source : https://www.legifrance.gouv.fr/eli/arrete/2016/12/23/MCCC1638043A/jo/texte

 

 

 

 

 

Marché de l’art : un rapport parlementaire innovant qui fera date !

assemblee-commission                                Assemblée Nationale Commission culture le 15 novembre 2016

 

Le rapport de la mission d’information sur le marché de l’art qui avait été adopté à l’unanimité le 16 novembre par la commission culture de l’assemblée nationale vient enfin d’être rendu public.

C’est incontestablement un rapport qui fera date et qui s’inscrit dans une vision nouvelle du marché de l’art. Composé de députés de la majorité et de l’opposition, la mission qui avait pour Président Michel Herbillon (Les Républicains) et pour rapporteur Stéphane Travert (PS) a su, après avoir auditionné une centaine d’acteurs du marché de l’art, synthétiser une vision libérale et dirigiste de la culture.

Le constat est net et précis : la France a perdu sa place dans le marché de l’art international et les artistes français y sont très peu représentés.

La mission propose d’y remédier par un train de 28 mesures qui combinent incitations fiscales, modifications réglementaires et aides publiques aux acteurs du marché de l’art.

Nous sommes particulièrement enthousiastes sur les conclusions de ce rapport et sommes persuadés qu’il aura des suites législatives.

Notre marché de l’art doit se réformer impérativement et l’ensemble des acteurs doit comprendre la nécessité de cette réforme vitale.

Pour consulter ce rapport :

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Les 28 mesures proposées :

  1. Rendre obligatoire l’insertion de photographies des oeuvres et objets  d’art dans le registre de police qui doit être tenu par les professionnels du marché de l’art en application de l’article 321-7 du code pénal.
  2. Exonérer temporairement d’ISF le produit de la vente d’œuvres et objets d’art à la condition que ces biens soient vendus en France et que le produit de leur vente soit remployé dans l’acquisition d’oeuvres et objets d’art dans un délai de deux ans à compter de la vente.
  3. Instaurer une différenciation de taux de la taxe forfaitaire sur la vente ou l’exportation des oeuvres et objets d’art, selon que ceux-ci sont vendus ou exportés au sein ou en dehors de l’Union européenne.
  4. Revenir sur l’interprétation restrictive de la notion d’accessibilité au public mise en oeuvre par la doctrine fiscale en matière de mécénat des artistes vivants.
  5. Augmenter le plafond de la déduction fiscale ouverte aux petites et moyennes entreprises au titre de l’acquisition d’oeuvres originales d’artistes vivants.
  6. Étendre aux professionnels indépendants, notamment libéraux, ainsi qu’aux particuliers, les dispositifs fiscaux favorisant l’acquisition d’œuvres originales d’artistes vivants et adhérents à la Maison des artistes.
  7. Étendre le dispositif de réduction d’impôt dont bénéficient les entreprises qui effectuent des versements pour permettre l’acquisition de trésors nationaux par l’État dans le cadre d’une vente de gré à gré, à ceux de ces trésors qui font l’objet d’une préemption en vente publique.
  8. Étendre aux particuliers les dispositifs de réduction d’impôt dont bénéficient les entreprises : – qui effectuent des versements pour permettre l’acquisition de trésors nationaux par l’État (article 238 bis-O A du code général des impôts) ; – qui acquièrent elles-mêmes des trésors nationaux dont l’État ne souhaite pas se porter acquéreur (article 238 bis-O AB du code général des impôts).
  9. Permettre aux fonds communs de placement dans l’innovation (FCPI) d’investir dans les oeuvres et objets d’art dans les mêmes conditions que celles prévues pour leurs investissements dans des entreprises innovantes.
  10. Mieux adapter la formation des commissaires-priseurs aux enjeux commerciaux et aux exigences de maîtrise des techniques de gestion, de communication et de marketing.
  11. Encourager l’exploitation, par les commissaires-priseurs, de toutes les potentialités des nouvelles technologies.
  12. Inciter encore davantage les commissaires-priseurs à se regrouper, au sein de structures monoprofessionnelles ou interprofessionnelles, ou avec les huissiers de justice.
  13. Repenser la composition du Conseil des ventes volontaires de meubles aux enchères publiques (CVV) afin de donner plus de poids aux professionnels du marché de l’art et de mieux représenter leur diversité.
  14. Mieux protéger le titre d’expert en imposant la mention de leur affiliation à une compagnie d’experts dans les catalogues de ventes et en imposant à l’ensemble des experts une obligation d’assurance.
  15. Inciter plus fortement les institutions culturelles publiques, notamment d’art contemporain, à exposer des artistes français ou vivant en France.
  16. Créer, sur l’ensemble du territoire et en lien avec les institutions culturelles locales, comme les Fonds régionaux d’art contemporain, des clusters d’art contemporain, réunissant des ateliers d’artistes, des moyens de production, des lieux d’exposition et des locaux ouverts aux jeunes entreprises oeuvrant dans le domaine de l’art contemporain (galeries, maisons d’édition, start-up en lien avec les arts visuels, etc.).
  17. Mettre en place des aides spécifiques à la diffusion internationale de la production française en matière d’art contemporain, par exemple par l’octroi d’une aide à l’itinérance internationale d’une exposition.
  18. Augmenter le nombre de bénéficiaires des aides du Centre national des arts plastiques en matière d’édition de catalogues et d’ouvrages bilingues.
  19. Augmenter les crédits des Fonds régionaux d’art contemporain et des institutions culturelles publiques locales dédiés aux actions de diffusion de l’art contemporain auprès des professionnels et collectionneurs étrangers.
  20. Augmenter la subvention versée à l’Institut français et les crédits d’intervention des postes diplomatiques disposant d’un relais « arts visuels ».
  21. Augmenter le nombre de bénéficiaires et le montant de l’aide allouée aux galeries d’art pour la participation à des foires internationales.
  22. Soutenir, au plan financier et immobilier, les initiatives porteuses, telle que celle de Paris Internationale, assurant une plus grande visibilité aux galeries émergentes et une plus grande diversité culturelle dans les artistes présentés.
  23. Augmenter le nombre de bénéficiaires des aides publiques accordant des facilités de trésorerie aux galeries.
  24. Créer, au sein du code général des impôts, une provision réglementée facilitant l’accroissement du stock des galeries de premier et de second marché.
  25. Encourager les institutions culturelles publiques à faire une place plus importante aux collectionneurs.
  26. Créer, au sein du ministère de la Culture et de la communication, une instance de dialogue réunissant tous les acteurs du marché de l’art en France – professionnels du marché de l’art, institutions culturelles, collectivités territoriales, collectionneurs et mécènes – afin que chacun agisse, en partenariat avec les autres acteurs, en faveur du marché de l’art français.
  27. Mettre en place des aides spécifiques visant à favoriser le développement de galeries d’art en ligne.
  28. Développer massivement les outils numériques à destination des élèves et des professeurs pour faciliter leur accès aux arts visuels.

 

 

Mardi 15 novembre 2016: la mission sur le marché de l’art de l’Assemblée Nationale a adopté son rapport

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Créée en janvier 2016, la mission est partie du constat du déclin de la place de Paris face aux maisons de vente aux enchères anglo-saxonnes et asiatiques et de la situation préoccupante du marché de l’art contemporain français, très en retrait par rapport aux marchés américains, britanniques et chinois. Elle a également relevé  l’impact sur les conditions de production et de vente des œuvres d’art de la forte augmentation du nombre de musées dans les zones Asie-Pacifique, Amérique latine, ainsi qu’au Proche et au Moyen-Orient.

Le développement de pratiques spéculatives, que traduit l’augmentation exponentielle du prix de certaines œuvres, l’a amené à s’interroger sur la transparence du marché de l’art et le lien possible avec des pratiques de blanchiment de capitaux; les problématiques fiscales et juridiques, tant nationales qu’internationales, étant majeures.

Composée de quinze membres, elle a procédé à l’audition de près de 100 personnes, organisé 40 tables rondes et déplacée à Londres.

Le rapport, adopté par la mission mardi 15 novembre, préconise de rompre avec la logique fataliste qui voudrait que le marché de l’art en France soit condamné à un inexorable déclin, car, comme les travaux de la mission le montrent, si ce marché est aujourd’hui entravé par un certain nombre de handicaps fiscaux et administratifs, ces derniers ne sont cependant pas insurmontables. De la même façon, si le second marché est grevé par le poids du passé, il n’est pas irréaliste de lui donner les moyens de relever les défis du présent. Et si le premier marché mérite d’être consolidé, il dispose toutefois d’atouts importants pour se tailler une place de choix sur le marché mondial.

En attendant de pouvoir le consulter , vous pouvez visionner la séance d’adoption du rapport avec les grands lignes présentées par le rapporteur Stéphane Travert

http://videos.assemblee-nationale.fr/video.4423038_582c16c4cb32a.commission-des-affaires-culturelles–marche-de-l-art-rapport-16-novembre-2016

Source Assemblée Nationale

 

Fabien BOUGLÉ au Salon du patrimoine culturel du 3 au 6 novembre

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Fabien BOUGLÉ société Saint Eloy Art Wealth Management  sera présent au Salon du Patrimoine culturel du 3 au 6 novembre 2016 et présentera l’activité de Conseil en gestion de patrimoines artistiques.

Salle : FOYER – Stand : Forum 17

http://www.patrimoineculturel.com/

Demandez nous une entrée gratuite (dans la limite des entrées disponibles)

Dates & horaires :

Jeudi 3, vendredi 4 et samedi 5 novembre 2016, de 10h à 19h
Dimanche 6 novembre 2016, de 10h à 18h

Tarifs :

1 jour
Plein tarif : 11.00€
Tarif réduit : 5.00€ (étudiants – groupes de 10 personnes et plus, demandeurs d’emploi et cartes partenaires).

4 jours
Plein tarif : 14.00€
Tarif réduit : 8.00 € (étudiants – groupes de 10 personnes et plus, demandeurs d’emploi et cartes partenaires).

* Gratuit pour les moins de 12 ans
* le billet permet l’accès à tous les événements du jour de votre visite (sauf ceux qui sont marqués “privés” sur place)

 

 

 

 

 

 

Les aventures d’Hergé au Grand Palais : un véritable blockbuster !

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Lundi soir au Grand Palais se tenait le vernissage de l’expo Hergé et Tintin, auquel nous étions conviés. Un carton pour ce musée, où pendant quelques mois vont se succéder des bédéphiles éclairés, comme tous les gamins de la capitale, de sept à septante sept ans !

Le projet en lui-même est un bel hommage à la fascination d’Hergé pour le musée, qui, à l’exemple de Moulinsart, auquel l’expo consacre une salle, s’impose dans l’œuvre du dessinateur de génie comme un lieu inspirant. Quick et Flucke ne se laissent-ils pas enfermer au musée pour y faire du patin à glace ? L’album de L’Oreille cassée s’ouvre lui aussi sur le Musée ethnographique et le vol du fétiche Arumbaya. L’ouverture de l’expo sur  l’Alph-Art, album inachevé dans lequel Rémi George dévoile une part de son expérience d’amateur d’art souligne d’emblée que la rétrospective porte au moins autant sur Hergé que sur Tintin. Est exposée au Grand Palais une partie de sa collection personnelle, de Poliakoff à Andy Warhol. Hergé se révèle aussi peintre à ses heures au début des années 60 : 6 de ses toiles, sur une trentaine, sont exposées en guise d’introduction, bien qu’Hergé lui-même considère :

« La BD est mon unique moyen d’expression. Qu’y-a-t-il d’autre à ma disposition ? La peinture ? (…) je dois choisir la peinture ou Tintin, pas les deux ! Je ne peux pas être peintre du dimanche ou du samedi après-midi. C’est impossible ! »

L’accent est mis dans les autres salles sur les albums au travers de leur processus de fabrication, des sources d’inspiration du belge à sa technique elle-même, l’influence du cinéma, les planches originales permettant de comprendre « la ligne claire », et comment Hergé sélectionne le trait définitif, ou passe du noir et blanc à la couleur.

L’engouement est certain : s’il ne s’agit pas là d’une première puisqu’en 2015 déjà se tenait une expo Tintin au Musée en herbe, le Grand Palais, cette succession de salles et la dimension de l’expo donnent à l’œuvre d’Hergé l’ampleur qu’elle mérite. Du reste, cette consécration succède à la multiplication des ventes consacrées à la bande dessinée, qui assurent aux maisons de vente des enchères dynamiques tout en leur permettant d’attirer une nouvelle clientèle très diversifiée. Dans ce monde Tintin fait aussi figure de héros, avec l’année dernière l’acquisition par un collectionneur américain d’une série de dessins à l’encre de Chine pour 2.7 millions d’euros chez Artcurial, record d’enchères pour l’artiste.

L’ambiance qu’a su créer Jérôme Neutres, commissaire de l’exposition, la présence de prototypes utilisés par Hergé faisant écho aux très nombreuses planches originales, la succession de couvertures du Petit Vingtième, et l’attention portée jusqu’aux traductions des inscriptions chinoises dans Le Lotus Bleu contribuent à faire de cette expo un grand succès. On regrettera seulement l’absence du gardien de musée si cher au cœur d’Hergé !

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Film de présentation : https://www.youtube.com/watch?v=1-NQRPTVqBQ

Les quelques souvenirs d’enfance de l’artiste, ses amitiés, de l’abbé Norbert Wallez, directeur du Vingtième siècle, à Edgar P. Jacobs, en passant par Tchang, sa fidélité au scoutisme de son enfance, permettent de saisir une part de l’intimité du dessinateur. Ainsi la vitrine consacrée à Totor, C.P. des Hannetons, personnage inspiré des propres souvenirs de Renard curieux, totem scout d’Hergé, éclaire non seulement les débuts de Rémi George, qui n’a que 16 ans lorsque la revue Le Boy Scout accueille ses premiers dessins, mais également la personnalité même de son héros Tintin, boy-scout généreux et fidèle.

« Mon enfance me paraît très grise. J’ai des souvenirs, bien sûr, mais ces souvenirs ne commencent à s’éclairer, à se colorer, qu’au moment où j’ai découvert le scoutisme ».

Sont évoqués tout à tour les œuvres d’Hergé peintre, ou d’Hergé publicitaire, avant d’entrer dans la galerie des autres créations du maître : quelques planches de Tim l’Ecureuil (nom de la patrouille dont Hergé était C.P.), de Monsieur Bellum, mais peu de choses sur Popol et Virginie, ou sur Jo, Zette et Jocko, personnages de commande dont il est vrai que Hergé se plaignait.

Pleine d’émotions, l’expo apporte des détails passionnants à la compréhension de l’œuvre et de son auteur ainsi qu’au choix des thèmes d’albums.

« J’ai mis toute ma vie dans Tintin »

« J’ai mis toute ma vie dans Tintin »

Moins sans doute sur les personnages. Sur son rapport aux enfants aussi, qu’il découvre avec intérêt lisant, riant et tournant avec violence les pages de ses albums. La gémellité des Dupondt intrigue, et il est dommage de ne pas en savoir plus sur le père et l’oncle d’Hergé, Alexis et Léon, jumeaux élevés dans un château qui ne peut qu’évoquer Moulinsart.

Sans parvenir à percer le mystère Hergé, que le personnage sans aspérité de Tintin n’éclaire qu’imparfaitement, mais que celui du capitaine Haddock permet de compléter, l’expo suggère suffisamment pour donner envie d’en savoir davantage !

 

Demandez le programme

Hergé

28 Septembre 2016 – 15 Janvier 2017

Hors vacances scolaires : Tous les jours, sauf le mardi, de 10h à 20h et en nocturne jusqu’à 22h le mercredi Vacances scolaires (du 20 octobre au 2 novembre 2016 et du 18 décembre 2016 au 2 janvier 2017) : Samedi, dimanche, lundi de 10h à 20h Nocturnes le mercredi, jeudi et vendredi jusqu’à 22h

Fermeture anticipée à 19h le jeudi 29 septembre Fermetures anticipées à 18h les samedis 24 et 31 décembre   Fermé le mardi Fermé le 25 décembre   Nuit Blanche le samedi 1er octobre : gratuité de 20h à minuit

Une salle de l’exposition Hergé n’est pas accessible aux personnes en fauteuil roulant (salle accessible uniquement par 11 marches)

Normal : 13 € Réduit : 9 € (familles nombreuses/demandeurs d’emploi) Tribu (4 personnes dont 2 jeunes 16-25 ans) : 35 €

Gratuit pour les moins de 16 ans accompagnés

La Biennale des Antiquaires : un cru 2016 réussi !

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Nous étions vendredi soir dernier à l’inauguration de la Biennale des Antiquaires et le moins que l’on puisse dire est que nous avons été agréablement surpris par la qualité de l’accueil et de la présentation des stands des différents marchands.

La nouvelle Biennale version Dominique Chevalier nouveau Président du SNA et Henri Loyrette, Président de la foire, est un véritable succès et place l’évènement à la hauteur de la TEFAF de Maastricht référence mondiale en la matière.

Il est vrai que l’on retrouvait l’ambiance de l’évènement Hollandais y compris dans les modules de présentation de chaque professionnel. La place moins importante des joailliers et l’augmentation des stands des marchands à visiter a été un choix stratégique judicieux.

Nous avions trouvé la dernière biennale incomplète et légère. Là les amateurs d’art ont du choix et de la diversité avec l’arrivée de jeunes marchands.

Il reste tout de même que l’on reste sur sa fin concernant la qualité des biens présentés : certes certains marchands ont fait des efforts pour présenter des œuvres inédites ou de qualité mais on pourra regretter l’absence de chefs d’œuvre incontestables et l’apparition sur la foire d’œuvres que nous avons déjà vu en vente chez Sotheby’s ou Christie’s à Londres ou à New York.

Malgré tout il est incontestable que cet évènement fera date et redonnera confiance aux exposants qui lors de la prochaine édition hésiterons moins à présenter des œuvres de plus grande ampleur.

Bravo et merci  à Dominique Chevalier et Henri Loyrette !

Jusqu’au 18 septembre au Grand Palais

http://www.biennale-paris.com/

 

 

Bruxelles, le 21 septembre 2016 Colloque – Patrimoine et œuvres d’art –

PATRIMOINE ET OEUVRE D4ARTCe colloque, organisé à Bruxelles à l’occasion de l’édition d’un ouvrage collectif belge consacré à un large éventail de questions choisies relatives à la place qu’occupent les œuvres d’art dans le patrimoine ainsi qu’à la transmission de celles-ci, se focalisera sur certaines thématiques particulières.

Deux orateurs externes, n’ayant pas participé à la rédaction de cet ouvrage collectif, ont accepté de prendre la parole pour présenter deux sujets spécifiques : celui de la philanthropie (Mme Anne De Breuck, Fondation Roi Baudouin) et celui de l’évolution du marché de l’art (Me François Tajan).

Les six autres orateurs sont quant à eux choisis parmi les huit auteurs du livre pour nous présenter les sujets les plus illustratifs de la problématique générale traitée dans l’ouvrage qui sera distribué aux participants du colloque. Sujets phares liés aux régimes matrimoniaux, aux donations et aux successions, mais aussi aux questions des faux et de l’authenticité, aux aspects internationaux de la transmission des œuvres d’art, aux droits de succession, et enfin à la dation d’œuvres d’art en paiement des droits de succession.

PROGRAMME

09.00  Accueil

09.30  Introduction, par François DERÈME, Avocat au Barreau de Bruxelles
10.00  Évolution du marché de l’art, par François TAJAN, Président délégué de la maison Artcurial

10.20  Faux et authenticité : préventions et solutions en droit, par Alexandre PINTIAUX, Avocat au Barreau de Bruxelles

11.00  Pause-café

11.20  Œuvres d’art et droits de successions : quand le loup entre dans la bergerie, par François DERÈME, Avocat au Barreau de Bruxelles

12.00  Philanthropie et œuvres d’art, par Anne DE BREUCK, Gestion générale Fonds du Patrimoine et Responsable acquisitions à la Fondation Roi Baudouin

12.45  Déjeuner

13.45  La dation d’œuvres d’art en paiement des droits de succession, par Alexis CRUYSMANS, Candidat-notaire

14.15  Fraude fiscale et blanchiment : incriminations et sanctions (la confiscation des  œuvres d’art). Taxation des plus-values sur œuvres d’art, par Frédérik FOGLI, Juge au Tribunal de première instance de Bruxelles, Maître de Conférences HEC-ULg

14.45  Aspects civils de la transmission internationale d’œuvres d’art, par Patrick WAUTELET, Professeur ordinaire à l’Université de Liège

15.20  Pause-café

15.45  Modalités et clauses des donations d’œuvres d’art : conseils au donateur davantage fourmi que cigale, par Arnau de MEEUS, Avocat au Barreau de Bruxelles

16.30-17.00  Échanges avec l’auditoire, témoignages de collectionneurs, table ronde et questions Conclusions de l’après-midi.

INFORMATIONS PRATIQUES

Date et lieu
Mercredi 21 septembre 2016, de 9.00 à 17.00
Palais des Académies
Rue Ducale, 1
B-1000 Bruxelles

Frais d’inscription
195 € HTVA Participation au colloque et ouvrage Patrimoine & œuvres d’art

Documentation
Les participants recevront l’ouvrage Patrimoine & œuvres d’art – Questions choisies (Larcier, 2016)

Publics visés
Collectionneurs, experts en art, marchands, antiquaires, maisons de vente, avocats, magistrats, notaires, comptables, experts-comptables et fiscalistes.

Formation permanente
Le colloque est agréé par avocats.be et la Chambre nationale des notaires (demandes en cours).

Mission d’information sur le marché de l’art : Fabien BOUGLE auditionné à l’Assemblée Nationale

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Comme je vous le précisais dans un précédent message, l’Assemblée Nationale a mis en place une mission d’information sur le marché de l’art. Cette mission a pour Président le député Michel Herbillon et pour Rapporteur le député Stéphane Travert.

J’ai été auditionné le 7 juin par la mission d’information et j’ai pu pendant 1 heure 30  exprimer mes positions sur la situation de la France dans le marché de l’art international, les raisons de son déclin et ses atouts.

A cette occasion, j’ai pu – dans le cadre de débats passionnants avec les députés présents – rappeler les idées fortes que j’ai déjà pu exprimer publiquement.

La défense du marché de l’art dépasse les clivages partisans et politiques. A cet égard, j’ai soutenu l’idée qu’il fallait défendre une Union Nationale nécessaire au rayonnement culturel et artistique de notre pays. J’ai défendu l’idée qu’il fallait traiter ce thème avec des réponses plus pragmatiques qu’idéologiques.

J’ai rappelé le danger réitéré de l’effet d’annonce de la taxation des œuvres d’art à l’ISF qui a de vraies conséquences sur le comportement des collectionneurs. J’ai également souligné la crainte de nombreux particuliers d’investir dans l’art par la peur d’être stigmatisés ou fliqués.

Concernant la place de la France dans le marché de l’art, j’ai suggéré des évolutions juridiques et fiscales dans le sens :

  • de la libération de l’activité de vente aux enchères par la suppression des contraintes liées à l’exercice de la profession en particulier face à l’ « ubérisation » des ventes aux enchères
  • d’un reversement de la fiscalité par une logique importatrice plus qu’exportatrice. Nous devons considérer qu’importer des œuvres constitue un enrichissement de notre pays et qu’exporter constitue un appauvrissement à la différence des logiques industrielles
  • du soutien – tout en maintenant un principe de justice fiscale –  d’une fiscalité qui favorise des ventes sur le territoire Français et qui n’entraine pas une insécurité juridique pour le contribuable notamment par la crainte du flicage

Dans quelques jours je remettrais un dossier plus détaillé et technique des propositions que j’ai esquissées à cette occasion.

Je suis particulièrement enthousiaste de ces échanges et forme le souhait que la période électorale qui s’annonce ne viennent pas occulter la qualité de la réflexion de cette mission d’information dont les conclusions vont être plus qu’intéressantes.